🇫🇷🏐 Dans les coulisses de l’équipe de France de volley assis : récit d’un stage à Blois
Pendant quatre jours, du 19 au 22 mars à Blois, Emma a partagé le quotidien de l’équipe de France masculine de volley assis. Entraînements intenses, match face aux Pays-Bas, vie de groupe, coulisses du staff… Une immersion totale dans un collectif en reprise, entre exigence du haut niveau et richesse humaine. Un sport spectaculaire, encore trop méconnu en France. Elle raconte.
Quatre jours à Blois, au cœur des Bleus.
Pas en tribune. Pas en visite.
Au plus près du groupe.
L’aventure commence avant même d’arriver au gymnase. Je fais la route avec certains joueurs. Autant dire que ces premières heures donnent déjà le ton… et que Lucas s’en souviendra sûrement encore longtemps
J’arrive avec un état d’esprit simple : positif, curieux… et avec déjà quelques visages familiers. Mais cette fois, je ne suis pas là pour un match. Je suis là pour voir tout ce qu’on ne voit jamais.
À peine les bonjours passés, tout le monde file sur le terrain.
Eux avec les ballons, moi avec mon appareil.
Très vite, je prends le rythme du groupe. Je passe d’un côté à l’autre du terrain, je m’installe au plus près, j’observe, je capte… je vis le stage avec eux, à ma manière.
Un stage de reprise intense
Ce stage marque le retour de la saison internationale. Les joueurs n’ont pas évolué ensemble depuis octobre. Il faut retrouver des repères, recréer du lien, relancer une dynamique… tout en intégrant de nouveaux profils.
Le rythme est soutenu. Les journées commencent tôt et s’enchaînent sans vraiment de pause. Entraînements, échanges, débriefs… puis ça repart.
Peu de temps mort, à peine le temps d’une sieste à midi !
Très vite, un constat s’impose : aucune différence avec un stage de volley valide. Même intensité, même exigence, même engagement.
Un des moments les plus marquants reste les entraînements avec les Pays-Bas. Les équipes sont mélangées, les repères explosent, il faut s’adapter en permanence.
Sortir de sa zone de confort pour progresser.
Ça travaille dur, mais ça vit aussi : ça échange, ça rigole, ça se challenge.
Les entraînements se font en musique, portés par DJ Tomtom (Thomas Laronce) et son enceinte XXL
En fin de journée, le travail se poursuit. Chacun des joueurs passe individuellement avec les coachs pour faire le point. Un travail de fond, discret, mais essentiel.
De mon côté, les échanges continuent aussi. Avec Micka (Mickäel Galgliardi) et Romain (Wolniewicz) notamment, on refait le fil de la journée, on revient sur ce qu’on a vu, compris, ressenti. Des moments simples, mais précieux pour prendre du recul.
Dans les coulisses du stage
Quant à moi, la mission est dense : photos, vidéos, interviews…
👉 6400 photos (oui, vraiment 😅)
👉 des heures de contenu
👉 et encore du dérush à venir
J’ai même posé des micros sur certains joueurs… et disons-le, certains ont beaucoup de choses à raconter.
Mais ce qui rend cette immersion unique, c’est la liberté. Pouvoir circuler partout, s’approcher du terrain, tester, capter.
Voir autrement pour raconter mieux.
Partager les repas avec le staff a aussi été un vrai moment à part. Des échanges ouverts, une vraie confiance, et une autre façon de comprendre le fonctionnement du groupe.
Le collectif se construit, aussi, loin du terrain.
Un match, une ambiance
Le match amical contre les Pays-Bas vient conclure ces quatre jours. Quatre sets, quatre perdus.
Mais le score ne raconte pas vraiment l’histoire. Les sets sont accrochés, l’engagement est total, et l’ambiance bien présente avec un public venu en nombre soutenir les Bleus.
Et moi, derrière mon appareil… incapable de rester neutre.
On peut être derrière l’objectif… et quand même vibrer.
Plus qu’un stage
Voir du volley toute la journée sans jouer ? Même pour une passionnée, ça peut être frustrant. Alors quand Thibaud (Lefrançois) propose d’échanger quelques passes, je ne me fais pas prier, quitte à y laisser un pied . Parce que oui, certains joueurs de volley assis jouent aussi au volley valide !
Ces quatre jours, c’est la vraie vie d’une équipe : de l’intensité, de la fatigue, des ajustements, des rires… et parfois un peu de frustration aussi.
Rien de parfait. Mais beaucoup de vrai.
Moi, le volley assis, je le connais déjà. Et je sais surtout à quel point il reste encore trop méconnu. C’est aussi pour ça que j’ai voulu vivre ces quatre jours de l’intérieur. Pour le montrer, le raconter, et lui donner la place qu’il mérite.
La suite ? Elle s’écrira sur le terrain… et peut-être aussi lors des prochains stages. En tout cas, l’envie de continuer à les accompagner est là.















